Après ce fameux jour, ca ne fit que s'empirer.
Chaque soir, Jake rentrait chez lui, trouvait Will, qui éssayait tant bien que mal de se cacher, malgré ses nombreuses blessures qui lui donnaient beaucup de mal à marcher, et le frappait. C'était comme le point fort de sa journée. Il se déchainait sur lui, encore et encore, ne s'arrêtant que quand Will s'évanouissait sous la douleur. Il ne voudrait evidemment pas que son punching-ball préféré ne meure. Ca gacherait tout le plaisir.
Non seulement il lui cognait dessus comme possédé, mais chaque soir, il lui posait encore et toujours la meme question. " Alors, tu veux coucher avec moi maintenant ? " Sans arrêt il lui demandait, et sans arrêt Will répondait toujours négativement. Même quand il semblait sur le point de mourrir, il refusait toujours de passer à l'acte avec son cher et tendre. Car sa premiere fois, il voulait que ca soit avec amour. Bien qu'il sache que les chances qu'il fasse l'amour avec Jake étaient réduites pratiquement à néant.
Ce soir là, Will, comme tous les soirs depuis une semaine, était mort d'angoisse à l'idée que Jake ne revienne, mais était aussi plus qu'impatient de voir son beau visage. Mais il se cachait tout de même, comme pour continuer une partie de cache-cache avec des conséquences plus qu'effrayantes pour le perdant. Et, bien entendu, comme tous les soirs, ce fut Will, le perdant.
Celui-ci, qui s'était roulé en boule dans uns des placards de la cuisine, ses jambes produisant une pression plus qu'insoutenable sur ses côtes, des larmes coulant silencieusement sur ses joues, attendait le bruit significatif de la clef tournant dans la serrure, qui ne tarda pas à se faire entendre. Mais aujourd'hui, il savait que ca serait différent. Aujourd'hui, il savait qu'il se ferait violer.
J'étais allongé dans le bain glacé. Seul. Mes plaies ouvertes me piquaient horriblement, mes côtes me faisaient un mal de chien, et j'avais l'impression d'avoir le nez completement retourné, mais e qui m'horrifiait, c'était le comprtement de Jake. L'envie de vomir qui n'allait pas tarder à gagner contre moi ne provenait pas de mes douleurs physiques, mais du dégoût que j'éprouvais face à ce personnage. Cette profonde haine, mélangée à de l'amour, ce sentiment sans merci, qui me vidait de toute volonté et me retirait toute envie de vivre. C'était la première fois que je ressentais une émotion aussi forte. Et là, je m'en rendit compte pour la première fois. Si ça continuait ainsi, je mourrai. Si il n'arrêtait pas, l'homme que j'aimais allait me tuer. Et ça, je ne le supportais pas.
Il était accroupi depuis plusieurs longues minutes maintenant. Il n'entendait aucun bruit, et pourtant, il savait que Jake se trouvait just devant lui, just devant cet étroit placard où il était tapi. Alors, il ferma les yeux et attendit.
Ca ne tarda pas. A peine quelques secondes plus tard, il sentit de la lumière s'infiltrer dans sa cachette, et puis deux mains solides s'aggriper autour de ses bras. Il fut ensuite soulevé, sans douceur, et traîné par le col de son pull à travers le sol glissant de la cuisine. Puis, il fut à nouveau soulevé pour être relaché sur un lit, et retourné de façon à ce qu'il soit sur le ventre. Il se sentit ensuite défaillir lorse que ces mêmes mains s'avanturèrent vers les boutons de son pantalon, qui furent bien vite défaits, et commencerent à le glisser jusqu'à ses chevilles, accompagné par son boxer. A présent à demi-nu, il tenta de se retourner dans l'espoir de supplier son tortionnaire de le relacher, mais fut bien vite et brusquement remis à sa place, et retenu par ses deux poignets. A cet instant, il abandonna tout espoir, et se soumit entierement à la volonté de l'homme qui le retenait prisonnier, tentant tout de même de se décrisper un peu, pour atténuer la douleur. Et, soudainement, sans avertissement, la douleur insupportable, accablante, qu l'anéantit completement. La douleur qui n'évoquait que désolation destruction, et peine. La soudaine déchirure de son corps, et de son âme. Et puis, plus rien.
Ce jour là, ce fut le pire jour de ma vie.
Depuis que je connaissait Jake, j'avais été battu,
violé, meurtri, et complètement détruit autant
physiquement que psychologiquement, mais jamais, au grand jamais,
n'avais-je complètement perdu espoir. Et pourtant, ce jour
là, c'est ce qui se passa. Je perdis espoir.
J'étais, comme tant d'autres fois, étendu sur le sol
de la salle de bain, à mi-chemin entre l'éveil et
l'évanouissement. Je redoutais de le revoir, je redoutais
ses moqueries, ses coups, mais surtout j'avais peur de devenir
dépendant de ses caresses. Car, oui, je l'admets,
quand, dans la baignoire, il avait sensuellement caressé mon
sexe, même dans mon état, je m'étais senti sous
le point de défaillir. Et je m'étais mis à
espérer qu'une situation semblable se reproduise. Même
si, comme dans la précédente, elle devait être
commencée par des coups.
C'était dans des moments comme ca que je me mettais à
attendre impatiemment la mort. Car, pour moi, accepter et
même demander des coups, c'était vraiment tomber au
plus bas. Et pourtant, je n'arrivais même pas à
considérer la possibilité de mettre fin à mes
jours. Je n'en avais pas le courage.
C'est ironique, non? J'avais le courage - ou plutôt la force
- de rester, de cohabiter avec ce monstre, de supporter ses coups,
de l'aimer encore et toujours, mais je ne parvenais même pas
à mettre fin à cette souffrance qui me
dévorait depuis ma rencontre avec cet être insipide et
cruel. Mais que voulez vous?
C'est ça, l'amour.
Il ouvrit lentement un œil, puis l'autre. La première
chose dont il s'aperçût, ce fut la douleur
insoutenable qu'il ressentait dans le bas du dos. Enfin, allons-y
franchement, le cul. Il avait incroyablement mal au cul.
Il bougea lentement, tentant de mettre à l'œuvre le
moins de muscles possible, pour ensuite s'effondrer sous la
douleur. Visiblement, ça n'était pas qu'au cul qu'il
avait mal.
Il tourna la tête, tentant de s'offrir une vue plus
complète d'où il se trouvait, pour découvrir
une substance blanche et poisseuse se situant entre ses cuisses.
Quelqu'un avait donc pris du bon temps avec lui,
précédemment.
Et puis, soudainement, il se souvint. L'armoire. Jake. Le lit. Les
coups. Le viol. La douleur. Et puis, le noir complet.
Il fut pris de violents frissons, et son cœur cogna fortement
sur sa poitrine. Le soir précédent, Jake avait commis
l'impensable, le suprême acte de cruauté. Le
viol.
Jake l'avait violé.
Il avait toujours espéré qu'une telle chose ne se
produise pas.
Il savait, bien évidement, qu'il se faisait des
illusions.
Il savait, bien évidement, que Jake était, pour le
dire clairement, une "bête de sexe", et qu'il ne s'en
tiendrait pas qu'aux coups.
Mais bon, on peut espérer, non?
Malheureusement, le temps pour les fausses illusions était
terminé.
C'était enfin arrivé. Ou plutôt, tout venait de
commencer.
C'était le début d'un long cercle vicieux. Maintenant
qu'il l'avait violé une première fois, il
n'était pas prêt de s'arrêter. Et Will n'aurait
pas la force de l'en empêcher. Ou de partir. Ou même de
mettre fin à ses jours.
La raison, vous la connaissez bien,
non?
Jake vient d'entrer.
J'ai peur. J'ai horriblement peur. Je tremble d'ailleurs de tous
mes membres, chose qu'il ne tardera pas à me faire
remarquer.
- Coucou chéri! Ah, ben t'est salement
amoché, dis donc… Et pourquoi tu te traines à
poil comme ça? Attention, tu vas me donner des
envies…
A ces mots, je me figeai, le fixant dans ces yeux magnifiquement
mystérieux, et puis je tournai la tête, vaincu. Ce
pouvoir qu'il avait sur moi, c'était insupportable.
- Tu ne vas pas t'habiller? Dommage…
Maintenant je ne vais plus pouvoir me contenir… Et puis, de
toute façon, tu ne m'en empêcheras pas. En fait, t'est
pas mieux qu'une pute. Tu me donnes ce que je veux, où je
veux, quand je veux. C'est dommage que tu ne participe pas plus,
par contre. C'aurait vraiment été le comble.
Voila. Le pire était arrivé. Il m'avait traité
de pute.
Non mais vous vous rendez compte?
Pute.
Moi. Une pute.
Je suppose que ça a du vrai… Je ne lui refusait rien.
Mais lui, c'était le bourreau. Il prenait avantage de moi.
Je ne savait même pas pourquoi ça me dérangeait
qu'il me traite de pute.
Pute.
- Tu dis rien? Je t'ai vexé? En tout cas,
toi tu m'excites toujours autant.
- Je... Ne suis pas une pute. Tu peux me violer,
me frapper, m'insulter, tout c que tu veux, mais ne me traite pas
de pute. Je ne le mérites pas.
- Oh, ta voix est vraiment toute faible. Ca fait
combien de temps que tu n'a pas parlé? Eh bien viens, la
pute. Je vais m'occuper de toi.
Sur ces mots, il tourna les talons, pour se diriger vers sa
chambre.
Je devais le suivre. Sinon... Eh bien, je préferais ne pas
imaginer.
Je me levais alors, péniblement, pour le suivre. Je ne
savait même pas comment je faisait pour rester debout.
Je pénetrai à mon tour dans la piece sombre, pour me
laisser ensuite deshabiller et jeter sur le lit. Et puis me faire
prendre. Encore et encore. Chaque coup de rein qu'il m'administrait
était une gotte de plus dans l'immense océan de
douleur que j'accumulais depuis sa rencontre.
Pute.
Coucouuu ^_^ Donc, comme vous le voyez, je vous ai
préparée une suite assez longue, en suivant mon petit
voyage :p
Je voulais vous demander: vous préférez, dans
l'histoire, les moments où je raconte les pensées de
Will, ou bien quand il se passe des trucs? Parce que je pourrais
essayer de faire plus de l'un ou de l'autre, ou tout simplement
équilibrer un peu plus…
Aussi, je trouve que dans l'histoire, ça bouge pas beaucoup,
mais je ne sait pas trop quoi faire pour changer: j'ai pas du tout
envie de faire un truc du genre, quelqu'un vient sauver Will, parce
que ça serait copier My Rescuer… Et aussi, j'ai pas
envie que tout aille bien, que Jake meure ou aille en prison, et
que Will soit sauvé… Quoi j'suis sadique? Ben ouais,
peut-être un peu XD
Dooonc, donnez moi votre avais, et BISOUUX à tous!!
<3
P.S: Mahea --> Merci énormément pour ton commentaire, ca m'a fait trop plaisir, j'ai vraiment voulu faire ressentir des émotions dans cette suite alors merci, ca m'encourage beaucoup :D






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